Site internet pour restaurant : le guide complet
« J’ai déjà une fiche Google et une page Instagram, à quoi bon un site ? » C’est la réponse la plus fréquente des restaurateurs — et elle se défend, jusqu’au jour où une plateforme augmente sa commission, où Google affiche une carte périmée, ou où un client appelle pour demander si vous êtes ouvert le lundi. Voici ce qu’un site de restaurant doit faire concrètement, et ce qu’il coûte.
Pourquoi un site, alors que Google et les plateformes existent
Fiche Google, TheFork, Uber Eats, Instagram : ces canaux vous apportent des clients, et il faut les utiliser. Mais aucun ne vous appartient. Ils prélèvent une commission sur chaque couvert ou chaque commande, décident qui est mis en avant, et affichent vos concurrents juste à côté de vous. Un site change trois choses :
- Vous encaissez sans intermédiaire. Une réservation prise sur votre site ne coûte rien de plus que votre abonnement — pas de commission par couvert.
- Vous contrôlez l’image. Vos photos, votre ambiance, votre histoire, votre carte à jour. Pas un gabarit identique à celui du restaurant d’en face.
- Vous existez sur des recherches que la fiche ne capte pas : « restaurant végétarien + votre ville », « où déjeuner près de + un lieu », « brunch dimanche + votre quartier ». Ce sont des pages de contenu qui les captent, pas une fiche.
La bonne façon de voir les choses : les plateformes servent à être découvert, le site sert à être choisi — et à ne pas payer deux fois pour un client qui vous connaissait déjà.
Ce que doit contenir le site d’un restaurant
Un client qui arrive sur votre site cherche cinq choses, dans cet ordre, et généralement depuis son téléphone, debout dans la rue :
- La carte, à jour et lisible — c’est de très loin la page la plus consultée.
- Les horaires réels, fermetures hebdomadaires et congés compris. Rien ne fait plus de tort qu’un client devant une porte close.
- Un bouton « Réserver » et un bouton « Appeler » visibles sans faire défiler la page.
- De vraies photos : la salle, quelques plats, la devanture. Le client veut savoir dans quoi il s’engage — pas des images de banque d’images.
- L’accès : adresse cliquable vers Maps, transports, stationnement, terrasse, accessibilité, si vous acceptez les groupes ou les animaux.
Le reste — histoire du lieu, équipe, presse, privatisation, carte des vins — vient après, et sert surtout au référencement. Pour la structure générale d’un site de ce type, voyez notre guide du site vitrine.
La carte en ligne : surtout pas un PDF
C’est l’erreur la plus répandue dans la restauration. Un menu en PDF force le client à zoomer et à faire glisser l’image sur son téléphone, il est pénible à mettre à jour quand vous changez deux plats, et son contenu est mal exploité par Google.
Votre carte doit être une page web classique : intitulés de plats et prix en texte, organisés par section. L’intérêt est double. Le client lit sans effort, et Google peut associer votre restaurant aux plats que vous servez réellement — c’est ce qui vous fait sortir sur « tartare + votre ville » ou « menu végétarien + votre quartier ». Une carte en texte est aussi ce que Google reprend dans les résultats et sur votre fiche.
Corollaire : prévoyez de pouvoir la modifier vous-même. Une carte qui change au fil des saisons et qu’il faut faire mettre à jour par un prestataire finit toujours par être périmée.
Réservation : votre site ou une plateforme ?
Les deux, mais pas pour le même usage. Les plateformes de réservation facturent généralement soit un abonnement mensuel, soit une commission par couvert apporté — parfois les deux. C’est un coût acceptable pour un client qui vous découvre, beaucoup moins pour un habitué qui aurait réservé de toute façon.
La stratégie qui fonctionne : gardez la plateforme comme canal d’acquisition, et faites en sorte que votre site soit le chemin le plus court pour ceux qui vous connaissent déjà — bouton « Réserver » en évidence, module de réservation intégré, confirmation automatique. Chaque couvert récupéré de cette façon est un couvert sans commission.
Même logique pour la livraison et le click & collect : les plateformes de livraison prélèvent une part significative du ticket. Un système de commande à emporter sur votre propre site n’a de sens qu’à partir d’un certain volume, mais quand ce volume est là, l’économie est immédiate.
Être trouvé sur Google Maps
Pour un restaurant, l’essentiel du trafic se joue dans le pack local : les trois établissements affichés sur la carte quand quelqu’un cherche « restaurant + votre ville ». Trois leviers, dans l’ordre d’importance :
- Une fiche Google Business Profile complète et vivante : bonne catégorie, horaires tenus à jour, photos ajoutées régulièrement, menu renseigné.
- Les avis — leur nombre, leur note et leur fraîcheur. Demandez-les systématiquement, et répondez à tous, y compris aux mauvais.
- Un site cohérent avec la fiche : nom, adresse, téléphone et horaires strictement identiques. La moindre divergence brouille le signal.
La marche à suivre complète est dans notre guide du référencement local et de Google Maps.
Le multilingue, si vous êtes en zone touristique
Centre-ville, quartier historique, bord de mer, proximité d’une gare : si une partie de votre clientèle est étrangère, une version anglaise de la carte et des informations pratiques change le taux de réservation. Ce n’est pas un gadget — c’est souvent la différence entre un groupe qui entre et un groupe qui continue son chemin. À prévoir dès la conception : rajouter une langue après coup coûte plus cher que la prévoir au départ.
Un exemple concret
Nous avons réalisé le site de Chifoumi, café-restaurant-bar à Bordeaux : présentation du lieu, carte, informations pratiques, flux Instagram intégré pour que la page vive sans intervention, et version multilingue pour la clientèle de passage. Le tout dans un design fidèle à l’ambiance de l’établissement, parce qu’un site de restaurant qui ne ressemble pas au lieu rate sa cible. Vous pouvez le voir dans nos réalisations.
Combien ça coûte, et en combien de temps ?
Un site vitrine de restaurant — accueil, carte, photos, informations pratiques, contact — se situe généralement entre 690 € et 2 500 €. Ce qui fait monter le budget : le module de réservation, le multilingue, le click & collect, et le nombre de pages. Chez Eazy Green, il démarre à 690 € HT, avec hébergement, nom de domaine, certificat SSL et maintenance inclus, et il est en ligne à partir de 7 jours une fois vos photos et vos textes prêts.
Les fourchettes détaillées, les coûts récurrents et la façon de comparer deux devis sont dans notre guide combien coûte un site web pour une PME ; les délais réels sont détaillés dans combien de temps pour créer un site.
Questions fréquentes
Un restaurant a-t-il vraiment besoin d’un site internet ?
Oui : c’est le seul canal que vous possédez, le seul sans commission, et le seul où vous décidez de ce que voit le client.
Faut-il mettre sa carte en PDF ?
Non. Une page web en texte se lit mieux sur mobile, se met à jour en deux minutes et vous fait sortir sur les recherches de plats.
Réservation sur son site ou via une plateforme ?
Les deux : la plateforme pour être découvert, votre site pour encaisser sans commission les clients qui vous connaissent déjà.
Combien coûte un site internet pour un restaurant ?
Entre 690 € et 2 500 € selon les fonctionnalités. Chez Eazy Green, dès 690 € HT, maintenance incluse.
Comment apparaître sur Google Maps ?
Fiche Google Business complète, avis récoltés en continu, et un site dont les horaires et coordonnées sont identiques à ceux de la fiche.
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